Lire le Céreq Bref n° 485 sur le site du Céreq
Entrer dans la vie active ne signifie plus tourner définitivement la page des études. Parmi les jeunes sortis de formation initiale en 2017, un sur cinq obtient un nouveau diplôme ou un titre professionnel dans les six premières années de vie active.
Qu’ils visent à rattraper un échec scolaire, à progresser dans sa carrière ou à engager une réorientation, ces nouveaux diplômes permettent souvent de monter en qualification et d’améliorer l’accès à l’emploi. Mais leurs bénéfices varient fortement selon les parcours.
À partir des données de l’enquête Génération, ce Céreq Bref met en lumière la diversité des logiques et des effets des certifications obtenues selon l’origine sociale, les niveaux de formation et les expériences scolaires antérieures.
Alexie Robert, Changer de voie, compléter son parcours : quand les jeunes retournent aux études in Céreq Bref n° 485 (2026). – 4 p.








Obtaining a post-initial qualification: a second chance for young people with at best lower secondary qualifications to access better jobs?
Un quart des jeunes non diplômés à leur sortie de formation initiale en 2004 ont obtenu un diplôme au cours de leurs sept premières années de vie active. Les jeunes femmes semblent en tirer un bénéfice substantiel avec un accès accru à des emplois plus qualifiés et mieux rémunérés. Rien de tel chez les jeunes hommes qui s’orientent vers des champs professionnels moins réglementés que les femmes.
Increasing numbers of young people who left school with the baccalauréat are returning to education or training in the first few years after their departure from the education system. This trend does not simply reflect a strategic withdrawal in the face of a difficult labour market situation. While not all the qualifications obtained by these young people are awarded by higher education institutions, they are almost always vocational in nature. Holders of the baccalauréat from working-class families or those with a vocational baccalauréat are less likely than the others to seek further qualifications.
De plus en plus de bacheliers reprennent des études dans les premières années qui suivent leur sortie de scolarité. Cette évolution ne reflète pas uniquement un comportement de repli face à une conjoncture difficile. Si les nouveaux diplômes obtenus par ces jeunes ne relèvent pas tous de l’enseignement supérieur, ils sont presque toujours à vocation professionnalisante. Pour les bacheliers d’origine populaire ou titulaires d’un bac pro, reprendre le chemin des diplômes est moins fréquent que pour les autres.
Le Céreq a évalué un dispositif expérimental visant à favoriser le retour vers une formation qualifiante des jeunes non diplômés en rupture scolaire.